Ruth Graham et le discours de la haine…

Imaginez qu’un jour quelqu’un décide de publier un article avec le titre : « Les femmes n’auraient jamais dû avoir le droit de travailler ». Quelle catastrophe! peut-être, il déclenchera une troisième guerre mondiale.

Ben oui, quelques semaines avant, une pseudo-journaliste de Slate s’est permis ce sacrilège…en parlant des hommes.

L’auteure, une certaine Ruth Graham, militante féministe radicale, ne mâche pas ses mots à l’égard de l’espèce masculine : « incompétents », « irresponsable », « débiles », « dangereux », « colériques », « immatures » et un éternel agresseur sexuel.

Ruth Graham
Notre journaliste Ruth Graham – Photo courtoisie

Un homme aurait perdu son bulot sur le champ seulement pour la énième allusion de ce type.

Mais, « rendre à César ce qui est à César » et imaginons-nous que madame Graham avait raison.

Pas seulement débiles, mais aussi dangereux

Il est vrai que dans le règne animal, le mâle n’est pas accablé pour le travail. La femelle chasse et nourrit ses petits, qui sont dans la plupart des cas abandonnés par le géniteur.

L’être humain fait l’exception de la règle, peut-être, parce que ses descendants ont besoin de beaucoup plus de temps pour devenir autonomes. L’homme n’est pas épargné par la paresse qui défini l’espèce masculine, d’ailleurs comme tous ses prédécesseurs, moins bien placés sur l’échelle évolutive. Mais, miraculeusement, cette paresse corroborée avec d’autres instincts primitifs (sexuel, protection de la famille, domination sur les autres mâles) a contribué à l’évolution humaine.

Si les femmes sont devenu égales aux hommes et, depuis quelques dizaines d’années peuvent les concourir sur le marché du travail, c’est parce, dans le passé, certains d’entre eux ont fait des « erreurs » et n’ « ont pas resté à leur place ».

Au XVIII-e siècle, un certain Jacob Christian Schäffer, assurément « débile », invente la laveuse, ce qui épargne aujourd’hui certaines militantes féministes, comme notre Ruth Graham, de passer une bonne partie de leur vie à la rivière pour décrotter le linge familial. La révolution féministe, bien qu’il ait fallu attendre encore plus d’un siècle, est en route.

En 1885, un certain Carl Benz, décidément « incompétent », invente un engin à quatre roues que les femmes en Arabie Saoudite auront le droit de conduire en 2017.

En 1956, le Dr Gregory Pincus, franchement « irresponsable », met au point la première pilule contraceptive, évènement qui provoque une nouvelle révolution dans la gent féminine, cette fois très bien accueillie par les hommes – la révolution sexuelle.

En 1977, un quelconque Steve Jobs, bien qu’assez « immature » à ce moment-là, fonde Apple, société « insignifiante » qui se lance dans la vente des certains boîtiers en plastique pour lesquels les femmes feront une véritable passion trente ans plus tard, surtout pour écrire des articles afin de refouler leurs frustrations freudiennes.

En 1989, un certain Tim Berners-Lee, informaticien et physicien, lance un projet de système de gestion de l’information pour lequel il adopte en mai 1990 l’expression de World Wide Web. Quelle abomination! un quart de siècle plus tard le web est rempli de « miséricorde » à l’adresse des hommes.

Accorder de véritables pouvoirs aux hommes pourrait être, sans doute, parfois trop risqué; accorder trop de pouvoir aux femmes serait catastrophique. Les hommes n’aiment pas être commandés par une femme à cause de leur orgueil. Les femmes non plus, à cause de leur cupidité.

Esclaves de leur colère

Comme si la victime serait toujours la femme à cause du genre féminin. On connaît par cœur l’histoire de l’éternelle victime. La réalité est que les femmes aussi violentes que les hommes.

Néanmoins, il faut bien constater que ces femmes sont incapables de l’admettre et l’assumer. Elles sont incapables même de suivre une thérapie psychologique jusqu’au but. Après 3 ou 4 consultations et dès que leur situation s’améliore un peu, elles préfèrent mettre fin aux suivis. On met en cause leur orgueil démesuré; le refus d’effectuer un travail en profondeur pour comprendre qu’elles se sont trompées depuis leur enfance est inconcevable.

Irresponsabilité professionnelle

En effet, les hommes doivent secourir encore une fois le beau sexe, car les femmes s’esquivent de leurs obligations professionnelles plus souvent que les hommes.

L’écart d’absentéisme est flagrant (3,1% pour les hommes contre 4,1% pour les femmes) et ça, pas importe le groupe d’âge.

Des dizaines de millions de victimes

Le chiffre manque complétement de substance, peut-être que madame Graham parlait de la deuxième guerre mondiale.

Néanmoins, il semble que le phénomène des fausses allégations lui est complétement méconnu.  En effet, « les fausses accusations sont assurément moins fréquentes que les fausses allégations, puisqu’elles ont passé l’étape de l’enquête pour déterminer s’il y a matière à poursuite, notamment en fonction des preuves disponibles ». Ce fléau engouffre des centaines de millions de dollars par années, sans parler de vies ruinées, même après un acquittement.

Alors, pour certaines féministes, mal informées et minables, comme notre estimable Ruth Graham, le message est le suivant : femmes, restez-vous à votre place, « c’est-à-dire à la maison ».

Auteur : Claude Bell

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