La masculinité n’est pas toxique

Les années 2000 ont marqué un bouleversement des valeurs en Occident. Si la force, le courage et la résilience étaient depuis toujours les qualités clés pour définir un homme, dans notre époque « moderne » et « évoluée » ces vertus sont devenues : rétrogrades, traditionnelles et dangereuses.

Le concept de « masculinité toxique » n’est pas aussi récent qu’on peut penser. Émergé dans les années 1980, il a été vulgarisé par certains activistes mythopoétiques inspirés par le « New Age ». Parmi ses illustres fondateurs, Shepherd Bliss, professeur universitaire, psychologue, fermier et grand admirateur de Bernie Sanders. Connu pour sa longue carrière politique, ancien candidat à la Maison-Blanche en 2016 et en 2020, Sanders est le fils d’une famille d’immigrants juifs. Connu pour son allégeance à la gauche radicale, l’ancien aspirant au titre du président a commencé sa carrière politique à l’Université, au sein du Parti socialiste d’Amérique et dans la Ligue des jeunes socialistes. Il a été un militant actif de la lutte pour les droits civiques et contre la guerre du Vietnam (source : Wikipédia).

À travers une analyse rigoureuse, cette rhétorique moderne d’émasculation des hommes n’est qu’une forme d’étouffement de toute insurrection ou critique du pouvoir, un outil parfait pour instaurer en douceur un régime autocratique. En sachant que les femmes préfèrent la stabilité, qu’elles ont un sens de rébellion moins développé que les hommes et qu’elles adhérent plus aux valeurs de gauche que les confrères masculins, rendre la masculinité toxique n’est pas synonyme de rendre également les valeurs de droits toxiques ?

La responsabilisation individuelle, l’entrepreneuriat et le patriotisme sont devenus d’un coup si dommageables pour la société ? Nos ancêtres qui ont travaillé fort pour bâtir une société libre et prospère, souvent au prix de leur vie, étaient-ils plutôt des barbares avec des valeurs rétrogrades ? De même, pour inspirer un modèle de masculinité positive, nos soldats, autrefois de braves héros, devraient-ils abandonner toute notion de patriotisme toxique et haïr leur propre pays ?

Source : Freepik

Le concept de « masculinité toxique » dénature des qualités, comme : la force, le courage et la résilience pour les dépeindre comme négatifs et les associées avec une virilité champêtre. On parle du patriarcat et de la domination des hommes envers les femmes, sans toutefois nommer la domination des femmes envers…d’autres femmes. Ce syndrome de « Queen Bee » (rivalité féminine) est plus complexe et plus répandu qu’on pense en Occident attendu que les femmes ont imité leurs confrères masculins, surtout en situation de pouvoir. Cette domination se manifeste par :

  • la rivalité et de la compétition (selon des critères de beauté, professionnelle ou matérielle);
  • intériorisation des normes (la fierté d’être la seule femme dans un groupe d’hommes);
  • contrôle et le dénigrement des autres femmes, incluant dans leur sphère privée;
  • violence ou racisme : les femmes majoritaires vont imposer leurs normes aux femmes minoritaires;
  • relations de pouvoir : certaines femmes sont prêtes à tout faire pour arriver au pouvoir : chantage sexuel, mensonges, coucher avec des hommes influents.

Les nombreux scandales publics de climat de travail toxique dans les milieux majoritairement féminins dénotent que la domination féminine est un vrai fléau pour la société.

Quoi dire de plus dans les couples lesbiens dans lesquels la violence conjugale ou les séparations sont supérieures aux couples hétérosexuels ?

Cette forme de domination femme-femme qu’on peut qualifier de féminisme toxique se manifeste également dans les rapports femme-homme. La « Révolution tranquille » a permis aux femmes l’accès à des fonctions en position d’autorité dans une proportion sensiblement égale avec celle des hommes. En 2025, au Québec, elles occupaient près de 48 % au Conseil des ministres, plus de 50 % des CA des sociétés d’État, 34,4 % des élus (provincial/fédéral/maires) et environ 30 % des postes de direction dans le secteur privé.

Selon l’idéologie féministe, la domination se résume à l’homme en position d’autorité et la femme subordonnée, or la réalité du marché du travail contredit ce mythe. De la même manière qu’on exclut la violence conjugale faite par les femmes, les militantes de gauche n’adhèrent pas à la perspective dominante envers les hommes, véhiculant elles-mêmes un discours sexiste et dominant.

En 2006, une Québécoise sur quatre gagnait plus que son partenaire. On trouvait le même chiffre aux États-Unis et en France. Au Royaume-Uni on parlait d’une femme sur cinq. Alors que l’écart entre les revenus des femmes et des hommes ne cesse pas de diminuer à chaque année, les hommes continuent d’être considérés les principaux pourvoyeurs dans le couple et les payeurs de pension alimentaire en cas de séparation.

Inventé pour dénoncer certains comportements masculins considérés autoritaires, le terme de masculinité toxique propose une approche « saine » de celle jugée « destructrice ». On reproche ainsi aux hommes de ne pas exprimer assez leurs émotions, de ne pas pleurer suffisamment et de ne pas demander de l’aide ou consulter, comme que, être un homme dans le XXI siècle serait une maladie !

Imaginons si un pilot d’avion dans une situation d’urgence utiliserait l’approche « saine » en commençant à pleurer au lieu de l’approche « toxique », soit garder son calme reprendre le contrôle de son appareil.

Contrairement au mythe couramment véhiculé, la masculinité n’est pas toxique, bien au contraire. Dans son ouvrage « Père manquant, fils manqué : que sont les hommes devenus? », le regretté psychanalyste Guy Corneau, le fondateur d’Hommes Québec, souligne l’importance d’un modèle masculin forte, surtout dans le cas des garçons. En l’absence de cet étalon, les conséquences pour les hommes seraient catastrophiques : manque de confiance en soi, incapable de fonder une relation, confusion d’identité sexuelle, anxiété, dépendances, violence, suicide.

Développement de la force et de la résilience

L’un des aspects positifs de la masculinité est la valorisation de la force et de la résilience. Ces traits encouragent souvent les individus à surmonter les obstacles et à persévérer face aux défis. En cultivant une mentalité forte et résiliente, les individus peuvent développer une meilleure capacité à gérer le stress et les difficultés de la vie quotidienne.

Sens de la responsabilité

La masculinité traditionnelle valorise souvent la responsabilité personnelle et sociale. Cela peut mener à un fort sens du devoir envers la famille, les amis et la communauté. Être responsable signifie également prendre soin des autres et faire preuve de leadership dans des situations variées, ce qui peut renforcer les liens sociaux et améliorer le bien-être collectif.

Encouragement de l’autonomie

La masculinité peut encourager l’autonomie et l’indépendance. En valorisant ces qualités, les individus peuvent acquérir la confiance nécessaire pour prendre des décisions éclairées et poursuivre leurs objectifs personnels et professionnels. Cette autonomie contribue également à la croissance personnelle et à la capacité de vivre de manière authentique.

Promotion de l’esprit d’équipe

Dans de nombreux contextes, la masculinité met l’accent sur l’importance du travail d’équipe et de la camaraderie. Cela se manifeste souvent dans les sports, les projets professionnels et les activités communautaires. L’esprit d’équipe favorise la collaboration, la communication et le respect mutuel, des compétences essentielles dans notre société interconnectée.

Valorisation de la protection

Un autre aspect positif de la masculinité est le désir de protéger et de prendre soin des proches. Cela inclut la protection physique, émotionnelle et financière des membres de la famille et des amis. Ce trait peut se traduire par un environnement plus sûr et plus stable pour ceux qui nous entourent.

Conclusion

La masculinité, lorsqu’elle est comprise et exprimée de manière positive, peut apporter de nombreux avantages tant au niveau individuel que pour la société. En promouvant des valeurs telles que la force, la responsabilité, l’autonomie, l’esprit d’équipe et la protection, nous pouvons créer des environnements plus sains et plus équilibrés pour tous. Il est crucial de reconnaître et de célébrer ces aspects positifs tout en continuant à remettre en question et à évoluer vers des expressions plus inclusives et équitables de la masculinité.

Comprendre et accepter les différences entre les hommes et les femmes implique d’accepter avant tout la notion de complémentarité plutôt que de compétition entre les sexes. Cette approche facilite l’acceptation et la compréhension de l’autre, la communication, l’empathie et la cohésion sociale.

Les hommes sont et doivent rester des êtres d’action. Leur stoïcisme a permis la survie de l’espèce humaine à travers les siècles. Remémorons simplement le naufrage du Titanic à une époque où le patriarcat était « dominant ». Sur plus de 2 200 de passagers, 712 personnes ont survécu. Animés par une « masculinité toxique », ils ont choisi sans hésitation de sauver les femmes et les enfants d’abord. Leur sacrifice est passé à la postérité : le taux de survie des femmes et des enfants a été de 70% comparé à 20% des hommes. Comme par « hasard », la plupart des victimes ont été des hommes voyageant en troisième classe.

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