50 ans après la « libération » féministe, la santé des femmes au Canada très inquiétante

Le mouvement libératoire féministe issu des années ‘60-‘80 n’a pas apporté aux femmes le bonheur promis. Loin de là, les chiffrés démontrent que leur santé est pire que jamais.

Alors que le gouvernement Trudeau s’est engagé à dépenser plus de 3,5 milliards de dollars entre 2015 et 2020 afin d’améliorer la santé et les droits des femmes et des enfants au monde, leur situation au Canada s’empire jour après jour.

Selon un rapport récent de l’Institut Hologic qui évalue la santé des femmes au monde, le pays de la feuille d’érable a connu un recul de 20 points durant les quatre dernières années. Dans un classement de 141 pays, le Canada occupe la 63e position, après la Roumanie et très loin de certains pays qui n’ont jamais connu le mouvement féministe, comme : le Koweït (2e place), l’Arabie Saoudite (13e place), l’Ouzbékistan, Kosovo et Kirghizistan.

Parmi les pays du G20, le Canada occupe l’une des dernières places, avec un score égal à celui de la Namibie et très proche de Kenya, nos voisins américaines étant beaucoup plus en avance, malgré leur système médical et politique très controversé chez nous.

L’étude prend en considération cinq aspects concernant la santé des femmes : la prévention, la santé mentale, la sécurité, les besoins et la santé personnelle.

Malgré les conclusions surprenantes de l’étude, des nombreux experts et rapports confirment ses résultats.

Le cancer est la principale cause de décès au Canada pour l’ensemble des deux sexes, avec un chiffre estimé à 47 300 hommes et 40 800 femmes. Parmi ces décès, le cancer du poumon est celui le plus meurtrier avec 10 900 décès chez les hommes et 9 800 chez les femmes. Dans les années ‘50-‘60, ce type de cancer était beaucoup moins fréquente chez les femmes qu’aujourd’hui, son augmentation étant lié sans doute au tabagisme féminin.

Les spécialistes sonnent l’alarme sur la hausse alarmante du cancer de sein au Canada, avec un taux de 45 % pour les femmes dans la vingtaine, 12,5 % pour celles dans la trentaine et 9 % dans la quarantaine. Jean Seely, professeure à l’Université d’Ottawa et responsable du département de la mammographie de l’Hôpital d’Ottawa estime alarmante cette nouvelle réalité :

Les inquiétudes ne s’arrêtent pas ici, le cancer du col de l’utérus état en progression au pays de 3,7 %.

« Du jamais vu depuis 1984 » explique la directrice canadienne des relations gouvernementales, Mme Isabelle Fortier.

Les données indiquent une recrudescence des maladies à transmission sexuelle chez les femmes et les hommes qui touchent de plus en plus les jeunes.

À ce sujet, on peut mentionner une explosion de 11 fois plus élevée en 2022 qu’en 2009 de cas de syphilis au sein des femmes au Québec. Les cas de gonorrhée et la chlamydia sont également en hausse, notamment dans le groupe de 15 à 34 ans.

La Dre Caroline Marcoux-Huard, médecin dans le cadre de la Direction de la santé publique s’est dit préoccupée de l’ampleur de cas de syphilis congénitale, surtout chez les jeunes femmes.

On estime qu’un Canadien sur sept a fait appel à un service de santé mentale au cours de sa vie, soit environ 57 % des femmes et 43 % des hommes.

Ces problèmes touchent de plus en plus les jeunes au Canada. Par exemple, en 2021 un pourcentage de 69,6% des filles entre 15 et 19 ans disent avoir vécu du stress et de l’anxiété contrairement à 53,3% en 2015.

Toutefois, au Québec, les femmes de 35 à 49 ans se trouvent plus affectées de stress (plus de 34 %), comparativement à celles de 50 à 64 ans (19 %) ou celles de 65 ans et plus (10 %). Les principaux facteurs qui affectent leur stabilité émotionnelle des femmes sont : le travail (23 %), la famille (22 %), les problèmes financiers (13 %), le manque du temps (12 %) et la santé (10 %).

Source : Ministère de la Santé et des Services sociaux

Contrairement aux hommes, les études ont conclu que l’état civil joue moins sur l’état psychique des femmes, célibataires ou pas, les femmes état plus fréquemment victimes d’anxiété ou insomnies.

Au Québec, le taux de détresse psychologique n’a pas cessé d’augmenter chez les femmes dans les dernières années, les plus affectées étant celles de la région de Montréal, alors que le taux le plus faible se trouvant dans les régions du Bas-Saint-Laurent et Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, endroits où la famille traditionnelle joue encore un rôle important et où le stress relié au travail est moins présent.

Outre les problèmes mentionnés plus haut, l’hypertension artérielle, le diabète et l’obésité ont connu une augmentation importante chez les femmes dans les dernières décennies, la cause principale étant un style de vie déséquilibré.

Mars 2024, Joliette. Une femme de 73 ans est décédée après avoir attendu 17 heures à l’urgence, sans voir un médecin. Des cas semblables il y en a plusieurs par année au Québec.

Selon une étude de SecondStreet.org, plus de 17 000 Canadiens sont morts en 2022-2023 en attente d’une chirurgie, presque la moitié étant des femmes.

L’accès difficile aux soins de santé a conduit les femmes à avoir de moins en moins de confiance dans leur système, reconnait la directrice canadienne des relations gouvernementales Isabelle Fortier.

Au lieu d’être préoccupés par le contrôle coercitif et culpabiliser les hommes, nos politiciens devraient mieux mettre en pratique une politique visant à réviser l’accès aux soins des femmes qui fait plus de victimes que tout autre enjeu.

En dépit d’une multitude des organismes et des politiques supposées à améliorer la vie des femmes, leur santé a connu une tournure drastique dans les dernières années. Il est opportun à se demander si derrière les promesses électorales il y a vraiment une volonté à améliorer leur situation, si le féminisme actuel vise réellement le bien-être des femmes et si les milliards de dollars alloués pour soutenir cette politique ont eu le but escompté.

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