Dans un monde occidental pour lequel l’égalité de sexes est plus qu’une doctrine politique, il existe toutefois des places interdites aux…hommes.
L’histoire ne se déroule ni au Brésil ni dans un coin isolé de l’Afrique, mais bien aux États-Unis, « la plus grande démocratie du monde », plus précisément au Texas.
« The Bird’s Nest » est un village composé uniquement de femmes de tous âges qui ont décidé de cohabiter dans des tiny houses afin de partager la nourriture, les soins et l’assistance et établir un espace d’autonomie et de solidarité féminine.
La fondatrice, une femme de 70 ans, avait investi plus de 150 000 $ de ses économies de retraite pour créer ce lieu où des femmes puissent vivre en paix à un coût abordable. Le camp était prévu initialement pour accueillir les femmes âgées de 60 à 80 ans, la plupart célibataires, divorcées ou veuves. Le loyer de 450 dollars par mois devrait les offrir un logement à coût modique, et surtout une compagnie et un réseau qu’on ne trouve pas dans les résidences traditionnelles.
Les journées sont consacrées à prendre soin de la communauté, faire du jardinage, cuisinier, mais les soirées sont spéciales lors des retrouvailles.
Comme prévu, les demandes n’ont pas tardé, bien au-delà de ce que la fondatrice avait imaginé au début : plus de 500 femmes étaient sur la liste d’attente pour seulement 14 logements.
Bien que l’idée du projet soit louable, il y a des rumeurs concernant sa légalité. Imaginons-nous en 2025, un village aux États-Unis interdit aux femmes ! Le fait qu’il soit situé sur une propriété privée et désigné comme club privé, c’est tout à fait légal… ou presque. Par contre, il serait illégal de dire « interdit aux noirs » ou « interdit aux minorités sexuelles ». Autrement dit, même si la loi fédérale stipule que la discrimination est illégale, la justice peut détournent fréquemment ce sujet à l’égard des hommes quand il s’agit des femmes. Selon les magistrats, les femmes représentent un groupe marginalisé depuis toujours et dans toutes les situations, ayant un statut privilégié : celui d’être au-dessus de la loi.
INTERDIT AUX HOMMES !

D’ailleurs, ce projet n’est pas unique dans son sens. En Californie il existe un village semblable : l’Incred-I-Box. En France il en existe plusieurs, par exemple la Base. Située dans la périphérie de Lyon, cette dernière offre 17 « tiny houses » aux mères en situation de précarité.
Ces minimaisons initialement offrent une approche temporaire pour aider les femmes en situation de vulnérabilité.
LES HOMMES EN SITUATION DE VULNÉRABILITÉ?
Au Québec, les hommes en situation de vulnérabilité peuvent avoir un service d’accompagnement à l’hébergement pour les personnes judiciarisées. Cependant, pour beaucoup d’hommes en situation de vulnérabilité la prison est la seule et unique demeure, surtout à l’approche de l’hiver.
DISCRIMINATION ENVERS LES HOMMES ?
Héberger des femmes en situation de vulnérabilité n’est pas un acte dommageable en soi, bien au contraire. Toutefois, l’existence des « tribus sexistes » où les femmes puissent vomir de la haine et des invectives envers les hommes et où ces derniers soient interdits devrait être sanctionnée sévèrement par la loi.
En France, la discrimination est un acte criminel passible d’une peine maximale de trois ans de prison. Naturellement, comme aux États-Unis, le statut privilégié de la femme fait en sorte que la discrimination à l’égard des hommes ne soit jamais punie.
En 2011, au Danemark, l’hôtel Bella Sky Comwell de Copenhague avait interdit l’accès aux hommes. Le directeur avait choisi que l’étage – Bella Donna – soit réservé strictement aux femmes. La mesure a été considérée « illégale » par un tribunal spécialisé dans les droits de la personne qui avait souligné « une différence de traitement en raison du genre », mais a joui d’une grande popularité parmi certaines personnes.
En 2024, en Tasmanie, le tribunal interdit l’accès aux hommes à une exposition artistique. En effet, La Cour suprême de L’Australie a déclaré tout à fait légale l’exposition « Ladies’ Lounge » destinée exclusivement aux femmes, annulant une décision précédente fondée sur la loi anti-discrimination. Les plus hautes juges du pays ont conclu que le musée d’art moderne de Hobart n’avait pas enfreint les lois anti-discrimination en interdisant aux hommes l’entrée au « Salon des dames ». Selon la responsable de l’exposition, Mme Kirsha Kaechele, il s’agissait d’
…un grand « triomphe » pour la démocratie.
Au Canada, respectivement au Québec, la discrimination fondée sur le sexe est prévue dans les Chartes les droits et libertés. Cependant, malgré que la discrimination envers les femmes, les minorités de couleur, religieuses ou sexuelles soient sévèrement punies, celle envers les hommes est toujours inexistante.




